HALF MARATHON DES SABLES FUERTEVENTURA - Compte rendu

by - dimanche, octobre 01, 2017



J'ai longtemps cherché un titre pour cet article, mais c'était beaucoup trop compliqué de résumer cette course en 1 phrase.
Plus qu'une simple course, c'était à la fois la plus belle et la plus difficile expérience de ma vie. Je ne vous cache pas qu'il y a eu des hauts et des bas, que par moment je me suis demandée ce que je faisait là, mais clairement je n'en tire que du positif.

Si vous me suivez depuis un certain temps vous savez que cette course était prévue depuis presque 6 mois.
J'ai eu l'immense chance d'être invitée et équipée par WaaUltra, sans qui tout ça n'aurait jamais été possible, ne serait ce que parce que je n'aurais jamais osé me lancer dans une aventure pareille.

Je vais essayer de vous raconter un peu l'aventure, avec quelques détails techniques pour répondre à toutes les questions que vous m'avez posées sur instagram, notamment sur : la bouffe, l'eau, l'hygiène, le dodo etc ...


J-1: DÉCOUVERTE DE FUERTE

J'ai choisi d'arriver la veille de la course histoire de profiter un peu de l'hôtel Playitas et m'enlever le stress du voyage.
Départ le 24 septembre, 6 h du matin à Roissy où je retrouve Christelle (@beerunneuse sur instagram) que je connaissais un peu pour l'avoir déjà rencontrée sur un event running à Paris.
Très vite on décide de prendre nos chambres à côté, de profiter de l'hôtel ensemble de rester collées pendant ce périple. Un peu de soutien est toujours le bienvenu sur un ultra trail.
L'hôtel est génial, je profite du bassin de 50 m pour nager 3 km, de la piscine à débordement pour me détendre et surtout, on savoure nos derniers repas non lyophilisés et nos dernières douches et nuit en lit confortable.

J-0: ARRIVÉE SUR LE BIVOUAC

La matin, direction l'Hotel La PARED où tous les coureurs sont attendus pour le contrôle technique, la vérification du certificat médical, la pesée des sacs etc...
On déjeune tous à l'hôtel puis nous voilà partis pour rejoindre le bivouac à pieds: 7,5 km de marche sans rythme imposé, pour découvrir le terrain et le climat.
Une fois sur le bivouac on choisi nos tentes par affinité.
À la différence du vrai MDS Maroc, ce sont des tentes individuelles au lieu des traditionnelles tentes de 8 réparties par nationalités.
Je me mets à côté de Christelle et on va se balader sur le camp pour papoter avec les gens qu'on a rencontré durant la randonnée.

L'après midi passe et le soir on partage un dernier repas offert par l'organisation. Jusqu'ici l'ambiance est plutôt bonne, même si certains habitués du MDS râlent un peu sur les différences entre le Maroc et Fuerte, notamment le fait que le Bivouac soit statique et qu'on doivent prendre un bus pour nous conduire au point de départ des étapes. Moi je suis juste heureuse d'être là et un peu stressée. C'est mon premier ultra trail mais aussi ma première nuit en tente, oui oui je n'ai jamais fait de camping.

Pour les toilettes, on a des toilettes chimiques comme sur toutes les courses officielles sur route. Encore une différence avec le Maroc, où globalement c'est plus nature.
Niveau eau, on a droit à une grosse bouteille de 5 L par jour qui nous est donnée à la fin de chaque étape et 2 litres par Check Point durant la course.

On se couche vers 22h pour un départ à 7h30.
La première nuit est plutôt difficile, on dort sur un mélange de sable et cailloux et justement il y en a un gros sous ma hanche qui me fait bien mal, il y a du vent qui fait battre la toile de tente sur ma tête et surtout, il pleut...
Honnêtement au moment où j'ai dû aller pisser sous la plus avec ma lampe frontale à 3 h du matin je me suis demandée ce que je faisais là...


J1: ÉTAPE DE 25,5 KM




Au final je dors comme un bébé de 3 h à 7h et c'est même Christelle qui doit me réveiller en tapant à ma tente...
On a 30 minutes pour s'habiller, faire pipi, déjeuner et fermer nos sacs. Interdiction formelle de laisser quoi que ce soit dans la tente, forcément... Mon sac pèse 7,7 kilos sans l'eau et presque 8,8 avec mes 2 gourdes pleines. J'ai eu du mal à alléger, entre la bouffe, les 2 tenues que j'ai choisi d'emmener, les produits d'hygiène et le matériel obligatoire (couteau, boussole, frontale, couverture de survie ...).
Pour s'échauffer on doit marcher 2,7 kilomètres jusqu'au bus qui nous conduit à l'étape 1. Le stress commence à monter, je ne me sens pas super bien.

Le départ se fait sur la plage, c'est magnifique. On fait quelques photos avec la team Waa, les photographes, les bénévoles et les gens de l'équipe Waa sont ultra cools et ça me fait du bien de voir des têtes que je connais.
Le départ étant à midi je mange une barre avant sachant que j'ai chois des sachets de muesli à réhydrater pour le matin.

Départ lancé, on commence par trottiner sur 1 km de plage, puis on arrive dans un terrain plein de cailloux. C'est plutôt plat mais je ne me sens pas bien du tout, je garde mes bâtons dans la main et je trottine mais impossible de suivre Christelle qui a une allure de malade, très vite on se sépare.
Je mets au moins 5 km à me mettre dans le rythme après avoir un peu paniqué, très surprise par la chaleur (jusqu'à 42 degrés en plein soleil ce jour là) et le poids du sac.

On enchaine sur une montée de 450 m de D+ assez costaud mais la vue du sommet vaut le coup. Puis descente vers la plage où j'essaye de trottiner pour rattraper mon retard. Globalement à ce stade je commence à kiffer vraiment. Je me sens bien, je cours lentement mais surement jusqu'à la page et au 1 er CP où je récupère 2 L d'eau avant de repartir.

La deuxième partie est composée de presque 10 km de plage (plage nudiste soit dit en passant). C'est roulant, le sable est dur, mais quasi tout le monde marche. Je bataille un peu entre l'envie de courir et la crainte de me griller pour l'étape longue et faire une hyperthermie...
Du coup j'opte pour de la marche rapide avec bâtons. Le paysage est oufissime c'est incroyable de remonter la plage comme ça avec le petit vent de côté qui rafraîchi. Je croise des coureurs, je discute, je me fais doubler, je double, je bois, je mange un peu et je profite du parcours sans pression.
À la fin de la plage les choses se compliquent un peu. On arrive sur une falaise quasi verticale où il faut s'aider des mains pour escalader ... OK ça change du plat.
Une fois en haut, ça n'est pas fini puisqu'on enchaine sur le pire moment de mon MDS: la dune de sable juste avant le CP 2. Une montage de sable très très verticale avec le CP au sommet. Je vois les gens qui glissent en essayant de grimper et je me dis que je vais sûrement en chier aussi.
Je fais 3 pauses avant de réussir à arriver en haut mais c'est fait !
Dernier CP avant l'arrivée, il me reste 5 km, 25 minutes sur du bitume mais 1h30 dans du sable :D
Ça me semble interminable surtout que je reste arrêtée 20 minutes pour aider un coureur qui a des crampes partout.

À l'arrivée je retrouver Christelle déjà tranquillement posée à l'ombre avec d'autres concurrents. Je récupère mes 5L et je file à ma tente poser mon sac.
Contente d'avoir fini mais épuisée et un peu affamée. La bonne surprise c'est qu'ils nous on laissé le bidon d'eau de la veille et que j'ai donc 8 L d'eau ! Comme Christelle a pensé à emmener une savonnette je me prends une douche en me versant l'eau sur la tête en sous vêtements en plein milieu du bivouac, zéro pudeur j'ai besoin de me sentir un peu clean. On utilise le bidon vide pour faire une petite lessive et on mets nos vêtements à sécher sur le fil de notre tente.

On passe la soirée posées sur le sable à essayer d'allumer un feu pour faire cuire nos pâtes lyophilisées que je renverse à moitié dans le sable. C'est aussi le soir où on rencontre Hugo et son père, sûrement la meilleure rencontre du voyage.
Hugo, 26 ans, qui s'est remis à la course il y a moins d'un mois et qui a arrêté de fumer il y a 2 semaines, mais qui boucle les étapes dans les 20 premiers à chaque fois...; Et son père qui a fait plusieurs fois le MDS Maroc.
Après un petit atelier massage on file au lit, demain c'est 66 km quand même.


Photo Esprit Trail Magazine 


J2 et 3: ÉTAPE LONGUE 66KM

Tous le monde est stressé, tout le monde, même les pro du MDS et les habitués des ultra trails ont trouvé que l'étape d'hier était très très difficile.
Ça me rassure, je ne suis pas si nulle c'est la course qui est dure. On a qu'une angoisse, c'est que les 66 km d'aujourd'hui soient aussi corsés que les 25 d'hier.

Départ 12h en plein soleil pour changer. On décide, comme 90% des coureurs, de marcher dès le début et d'attendre qu'il fasse moins chaud pour courir. Christelle décide de rester avec moi alors qu'elle a fini 4 ème féminine hier et vraiment, je ne l'en remercierais jamais assez d'avoir fait passer l'humain avant le chrono.
On marche, on court en descente et je me sens mille fois mieux qu'hier.
Les 10 premiers kilomètres sont agréables sur les falaises au bord de l'océan.
On passe le CP 1 puis le CP2 sans soucis.
Notre objectif c'est d'arriver au CP4 avant qu'il ne fasse nuit noire, mais on sait aussi qu'il y a une côté à 500 mètre de dénivelé positif entre le CP3 et le CP4...
Le chemin est très plat et monotone entre le CP2 et 3: des cailloux, des cailloux et encore des cailloux. J'ai même sérieusement envisagé de voler le vélo d'un petit garçon qui roulait à côté de nous, ou un chameau pour aller plus vite.

L'ascension entre le CP3 et 4 est difficile mais magnifique. On enchaine les montées et les descentes. À chaque montée on pense que c'est la dernière mais non... il y a toujours une autre côte à grimper.
Le terrain est très rocheux et s'effrite facilement, on est bien contentes de la faire de jour plutôt que de nuit et ça nous motive à avancer plus vite. On marche à 9-10 min / km quand c'est plat et 13-15 quand ça monte vraiment.

Une fois au sommet on en prend plein les yeux, on réalise le chemin parcouru et on allume nos frontales car il est 19h30 et le soleil commence à se coucher.
On entame la descente jusqu'au CP4 où on a prévu de s'arrêter 20-30 minutes pour manger un "vrai" truc.
Je me concentre sur le coucher de soleil magnifique et le CP4 qui arrive.




Au passage du CP 4 c'est la délivrance. On pose nos sacs, on allume le réchaud, on fait pipi, et surtout on se pose 20 minutes et ça fait du bien.
Croyez le ou non, mais mon gratin dauphinois lyophilisé mal cuit m'a semblé être le meilleur repas de ma vie.
On repart motivées à bloc. Plus "que" 20-25 kilomètres et c'est fini. Je suis assez contente de nous, et soulagée d'avoir fait le plus dur de jour et non de nuit.

Honnêtement je n'ai pas trop de souvenirs jusqu'au CP5, j'ai mis de la musique parce que je commençais à fatiguer moralement.
Le plus dur a été le chemin du CP5 à l'arrivée.
Déjà parce que je n'avais plus de montre GPS et Christelle non plus, donc de nuit sans aucun repère kilométrique c'est dur.
Ensuite parce que je commençais à me sentir fatiguée et parce que personne ne savait exactement combien de kilomètres il nous restait entre le CP5 et l'arrivée car l'organisation avait changé le parcours à la dernière minute suite à un éboulement sur un sentier, et enfin, parce que c'était la première fois de ma vie que je courrais de nuit.

Mais on a continuer à avancer, un pas après l'autre. On s'est raconté nos histoires de coeur, on a parlé avec des gens, j'ai écouté les 3 albums de Macklemore, encore...
J'ai pleuré, un peu. J'ai flippé, beaucoup.
Et j'ai encore pleuré au moment où on a commencé à voir de la lumière au loin.
Droit devant nous à 3-4 kilomètres à vol d'oiseau, de la lumière. On s'est dit que ça ne pouvait être que l'arrivée, alors on a couru. On a tracé tous les gens avec qui on était et on s'est mises à courir un peu. Sauf qu'en fait le chemin n'allait pas tout droit mais descendait vers la plage...
À ce moment là on a commencé à en avoir marre "Mais WTF pourquoi on descend alors que la lumière est droit devant, c'est pas possible putain, il va falloir remonter après ?!". On a dit tous les gros mots qu'on avait en tête, on râlé, j'ai chialé encore, je me suis demandée ce que je foutais là alors que c'était le soir de la soirée d'accueil des nouveaux internes à Paris... je me suis demandée si j'étais pas un peu tarée quand même.
En plus j'avais peur parce qu'on entendait les vagues mais impossible de voir si on était sur une falaise en hauteur ou juste au bord. C'était juste nous deux et le bruit des vagues.
On a longé l'océan et puis on a commencé à remonter vers la lumière autour de laquelle on tournait depuis au moins 30 minutes.

On marché, j'ai mis la musique en haut parleur même si c'était interdit, on écouté du Queen - Don't stop me now et Show Must go on, ça nous a fait marrer et fait du bien au moral.

Au bout d'un moment, Christelle qui était devant a commencé à me dire "Ça y est je vois l'arrivée c'est juste là c'est fini", je lui ai dit "Jte préviens si tu dis ça mais que c'est encore à 3 bornes je deviens folle".
Je lui ai fait confiance et j'ai accéléré, enfin à mon avis j'avais l'allure d'une tortue mais bon ... laissez mois rêver un peu.

Et d'un coup, on n'y était, pour de vrai. 1 h 30 du matin, nuit noir et une arche d'arrivée éclairée en plein désert. On a franchi la ligne en se tenant la main et j'avais envie de pleurer.
Je pensais q'u'il n'y aurait personne pour nous accueillir mais il y avait Ferdinand et Romain, du coup j'ai arrêté de pleurer #fierté.
J'ai dit à Ferdinand que je le détestais, mais bon, c'était pas vrai hein, j'étais juste un peu énervée mais soulagée.
Je me suis sentie tellement bien à la minute où on a franchi la ligne après 13h30 de course, plus rien n'avait d'importance, ni le sable dans ma tente, ni le vent, ni l'ampoule géante entre mes orteils, ni la brûlure dans le cou à cause du mélange soleil - frottement, ni l'envie irrésistible de prendre une douche.

Je me suis lavée avec mon reste d'eau, ma savonnette, mon gant/lingette vieux campeur, et j'ai dormi jusqu'à 8 h30.

Le matin on avait la journée complète pour se reposer.
On a pris un petit dej dans le sable, on a lavé nos vêtements, on a beaucoup rigolé et parlé avec tout le monde.
On a refait un atelier massage, on a eu droit à une distribution générale de coca bien frais. Je pense que c'état la meilleure journée de la semaine.
Tout le monde soulagé reposé.
J'ai échangé un massage contre une bouteille de shampoing et un sachet de pâtes 3 fromages (est ce que j'ai honte ? non) je me suis lavée les cheveux et c'est tout ce qui compte (lol).
J'ai papoté avec Valentin, un des photographes qui m'a laissée prendre des photos avec son appareil photo.
On a aussi fait un shooting et des vidéos avec la team Waa.
J'ai utilisé mes derniers pourcentages de batterie pour réserver une chambre à Playitas pour le vendredi soir: Une pour moi, une pour Christelle, parce que normalement on était sensés dormir en tente.

Et le soir, j'ai réalisé que c'était la dernière nuit sur le bivouac...et je me suis sentie un peu triste.



J4: LA COURSE POUR LA DOUCHE 21,1 km

Dernière nuit, dernière étape, le moment où il faut démonter la tente, la fin de l'aventure.

Départ 7h30 pour le bus, Début de la course à 10h.
J'ai dit à Christelle de ne surtout pas m'attendre, j'avais envie d'y aller à mon rythme sans la ralentir.
En vrai j'avais envie de courir mais j'ai eu du mal.

Les premiers kilomètres étaient difficiles, on courait sur des pierres volcaniques et j'avais l'impression de me tordre la cheville à chaque fois, d'ailleurs j'avais mal à la cheville depuis hier alors j'ai alterné marche et course.
J'ai couru, marché, grimpé, papoté. J'ai vraiment réalisé que c'était la fin quand je suis arrivée au sommet de la montage et que j'ai vu l'hôtel Playitas en bas. Là j'ai pensé "douche, piscine, bière, mojito, manger, lit" pas forcément dans cet ordre d'ailleurs.
J'ai croisé Franck, un des photographes dans la descente qui m'a redonné le sourire, puis Valentin sur la plage, puis à l'arrivée j'ai vu Christelle qui m'attendait et j'ai pleuré.
Ferdinand qui filmait l'arrivée, le directeur du MDS qui prend tout le monde dans ses bras, Ludo un autre photographe qui m'a bien fait rire avec ses vidéos au ralenti.

On retrouvé Hugo qui avait déjà bu 1 bière pépère au bar de la plage, puis son père... puis on a foncé récupérer nos chambre.
Et là....
J'ai pris 3 douches et un bain glacé.

On a enchainé avec un smoothie, une bière, un spritz au bar de l'hôtel.
Ça faisait un bien fou de croiser les autres coureurs en tenue civile et de se raconter nos impressions.
J'ai acheté de l'après shampoing et j'ai repris une douche, puis j'ai fait une sieste dans un vrai lit.
J'ai bien rigolé en voyant mon bronzage dans le miroir.
J'ai nagé dans le bonheur toute la soirée.

À 20 h on a retrouvé tout le monde pour la remise des prix, la vidéo résumée de la semaine, pleine d'émotion et l'énorme repas en plein air.
On a mangé, bu, dansé, c'était, je pense une des meilleures soirée de ma vie... (merci les endorphines).

La soirée à duré jusqu'à très tard, mais ça, je ne vous raconte pas... What happens in Fuerte stays in Fuerte ;)


Là tout de suite, je me sens déjà nostalgique et je n'ai qu'une seule envie, me faire le Pérou ou le Maroc. C'est grave vous pensez ?

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2 commentaires

  1. Ooooh wah! Comme je suis admirative, tu peux être fière de toi!! Bravo! J'ai adoré te suivre sur cette aventure. Bon retour à Paris. Belle fin de journée 😊

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  2. Non c'est pas grave, ça a juste l'air d'être une expérience dingue ! J'aimerais faire ça tout le temps ! Pérou non ?

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