Running // Mon premier Trail

by - mardi, mai 30, 2017

Photo Romual Payraudeau (bénévole sur la course) (merci)



Hello,

Comme vous avez pu le voir dimanche 21 mai, j'ai enfin participé à mon premier Trail.
C'était quelque chose qui me tentait depuis longtemps, noté en gros dans ma liste d'objectifs pour 2017, et je suis ravie d'avoir enfin osé me lancer... Sur un 39 km avec un dénivelé entre 700 et 900 m, les sources sont discordantes entre Strava, le parcours officiel et l'appli tomtom ...
Peu importe, voici mon compte rendu de course et aussi une revue de mon équipement dans un prochain article ;)


LE TRAIL DE L'ORANGERIE DE BONNELLES

La motivation 

Quand je me suis inscrite à cette course je n'étais pas très sûre de moi, la distance me paraissait assez longue pour quelqu'un n'ayant jamais couru sur autre chose que du bitume parisien.

Pour moi, les chemins de terre du bois de Boulogne c'était ce qui se rapprochait le plus du trail alors, autant vous dire que je partais du niveau zéro.

Pourquoi ce dossard ? Pourquoi pas plus petit ?

Quand j'ai dit OUI pour le Half MDS en septembre prochain je me suis vite rendue compte que finalement avec mes études et mon concours fin juin je n'aurais pas le temps de commencer ma vraie prépa avant juillet ! Soit seulement 3 mois pour se préparer à un ultra trail.... Il fallait que je me teste avec un trail et vite. Et tant qu'à faire, autant choisir un trail un peu long histoire de voir comment je gère un effort inhabituel pour moi sans aucune prépa spécifique.

Vous l'avez sans doutes remarqué, depuis le marathon je cours moins. Seulement 2 ou 3 sorties par semaine au lieu de 4 avant. À la place je nage et je pédale, pour mon triathlon fin juin.
Mais surtout j'avais besoin de faire une pause running après le marathon, qui n'a pas été totalement anodin pour mes genoux et mon physique en général.

Je n'ai donc pas vraiment fait de côte ni de fractionné, et 1 seule sortie longue de 17 km en 1 mois et demi !

C'est aussi pour cela que je n'ai pas parlé de ce trail sur les réseaux. Je n'avais pas envie de fanfaroner avec un projet que je n'étais pas certaine de mener à bien. Et surtout j'avais peur que l'on me dise "Whaaaat 39 km ? Pour un premier ?".
J'avais aussi envie de le garder pour moi, parce que c'était mon cadeau d'anniversaire de moi à moi, mon challenge 24 ans, ma manière à moi de fêter une année de plus, en forme et toujours aussi passionnée.

L'avant course 

En réalité toute la semaine, j'ai fait l'autruche. Très occupée par mes révisions, je n'ai pas du tout adopté le même plan de bataille que pour un avant marathon.

Je n'arrêtais pas de me dire, ça va aller, il n'y a pas beaucoup de dénivelé, je peux marcher si je veux, je peux aussi m'arrêter si je le sens mal.

La météo en début de semaine annonçait de la pluie pour dimanche et j'étais partie du principe que j'avais 50% de chances de ne pas faire cette course, vu la pluie annoncée.

La semaine est passée à une vitesse folle, je n'ai pas tellement pensé à me reposer, j'ai fait du sport tous les jours (oups) et même un run de 7,5 km la veille, pour l'event @weerun (run de repérage des 10 km de l'Équipe).

J'ai couru dans tous Paris le samedi, avec 19 km en fin de journée, une visite d'appartement, un RDV pro, des courses... le tout sous un grand soleil et sans bouteille d'eau dans mon sac, pas très malin.

Le samedi soir j'ai enfin la soirée pour me poser et me faire une plâtrée de pâtes. Je me masse à l'huile d'arnica et au Foam coller et je me couche tôt, réveil prévu à 6h.

La course

Réveil en pleine forme, c'est mon anniversaire, je sais que je vais passer un bon moment en famille et avec mon chéri. Le cheesecake préparé le samedi matin est dans le frigo, le champagne au frais, il n'y a plus qu'à...
Bon Ok avant, il va falloir courir, j'ai un trail qui m'attends.

Réveil - douche - café - Petit dèj porridge banane - préparation du sac à dos et des gourdes + ravito.

Pour les ravitaillements j'emmène du salé, parce que je sais désormais que pour les courses longues j'ai envie et besoin de vraie nourriture, pas seulement des gels.
Au menu: noix de cajou tamari et crackers au comté (rayon vrac bio c bon), chips de banane (1 petite poignée de chaque) et 1 énergie ball maison.

J'ai aussi 1 gel Gu energy fraise banane, au cas ou.

Photo Romual Payraudeau (bénévole sur la course) (merci)

Prise en flagrant délit de ravito bretzels 




Départ pour Bonnelles, une ville du 78 dans laquelle je n'ai jamais mis les pieds. Mes parents m'accompagnent en voiture, mon père n'avait pas envie que je conduise seule au retour avec la fatigue possiblement accumulée...

Récupération du dossard au gymnase du village, et on attends près de la ligne de départ.

Premier truc bien sympa dans les petits trail comme ça, c'est le fait de récupérer le dossard le matin même, un vrai gain de temps. Par contre en bonne parisienne que je suis, habituée des pack de courses, je n'ai pas d'épingles à nourrice.... On accroche mon dossard avec un pin's publicitaire qui trainait dans la voiture, heureusement ça tient.

Petit briefing au départ, on nous explique les marquages de course: en orange le parcours 39 km, en jaune le parcours 18km.

Parce que oui, j'aurais aussi pu m'inscrire au 18km mais bon, aller comprendre pourquoi je suis sur le 39 :)

Petit comité au départ, bonne ambiance, beaucoup de mecs. 3 ...2 ...1 c'est partit !

On s'élance sur une route goudronnée pour sortir du village et rentrer dans la forêt, tout le monde trottine, le peloton est assez serré.
Je commence à coller un mec plutôt bien équipé qui à l'air de s'y connaitre, je me cale sur son allure: 6:30 min / km, ça me paraît plutôt correct.

J'ai un peu peur de la barrière horaire au 18 ème km: 2 h15. Comme je n'ai pas du tout étudié le profil du parcours je n'ai aucune idée d'où se trouvent les difficultés alors j'avance, tout simplement en profitant du paysage.

Je reste concentrée sur les sensations, le paysage.

Une fois dans la forêt on se retrouve sur un chemin étroit,  en file indienne, impossible de doubler il y a des orties sur les côtés. Je trouve que je suis un peu lente, toujours à 6:30 et toujours derrière mon lièvre.

Je continue doucement mais sûrement à suivre le peloton.

Les km défilent sans soucis, pour le moment pas de dénivelé trop costaud, juste des petites montées. On croise des moutons, des vaches, des chevaux. La parisienne est contente ;) J'ai envie de m'arrêter pour caresser les petits agneaux mais je me retiens.

J'ai aussi envie de faire une pause pipi mais pour le moment on est quand même nombreux dans le peloton.


À partir du km9, les chemins se séparent entre le parcours 39 et 28 km, il ne faut pas se tromper. Je remarque aussi qu'il n'y a plus personne derrière moi. Mon lièvre 5 m devant, mais personne derrière, j'en profite pour faire une pause pipi  (C'est l'instant glamour de mon compte rendu).

2 min de pause, je repars, toujours personne derrière mais j'ai perdu mon lièvre.

Nous sommes au Km 10 et j'en profite pour manger quelques noix de cajou. Le parcours est assez roulent pour le moment, il y quelques montées que je fais en courant mais rien de bien méchant.

Je me permet même d'accélérer un peu histoire de retrouver mon lièvre et me sentir moins seule. Je suis plutôt rassurée du chrono qui s'annonce bon pour la barrière horaire.

Les difficultés commencent peu après, des montées, des descentes, des branches à enjamber, des flaques de boue et même du sable.
Je m'éclate, je marche dans les montées compliquées,  je me dis que si tout le monde marche il doit bien y avoir un truc.
Je me répète beaucoup que 39 km c'est presque un marathon donc il faut s'économiser.

On passe par des paysages hyper variées: des fougères, des chênes mais aussi du sable et des pins, on se croirait dans le sud.
Les bénévoles postés tous les 5 km sont au top,  c'est vraiment hyper convivial.

Heureusement j'ai à manger et à boire dans mon sac et les poches de mon T shirt car le premier ravitaillement est au 20 ème Km !!

Je passe la barrière horaire sans soucis en 1 h 53,  soulagée. Je commence à réaliser que plus rien ne peux désormais m'empêcher de finir cette course, il n'y a plus qu'à tout donner.

J'enchaine les montées bien corsées avec des pentes dans lesquelles il est impossible de trottiner, on pourrait presque y marche à 4 pâtes.

Les jambes répondent bien et je suis vraiment étonnée de me sentir aussi fraiche au 20 ème km alors que j'étais déjà morte au marathon.

Je profite des ravito pour boire 3 verres d'eau et manger des bretzels et je repars.

Le reste du parcours passe à une vitesse folle je n'en reviens pas, aucune douleur au genou, aucun signe de ma tendinite. Ça faisait des mois que je courais en ayant peur de sentir cette douleur tant redoutée, mais rien du tout ! Je savoure chaque instant parce que c'est vraiment que du bonheur.

24 - 25 - 28 - 30 km, tout roule même si les côtes sont de plus en plus nombreuses et cassantes j'arrive à récupérer dans les descentes. Surtout, je prends confiance en mois dans les descente alors qu'au début j'avais une peur panique de ma casser la figure sur une branche.

2 ème ravito au 30 ème km, puis un dernier au 33 ème.

Je passe le 33 ème km en 3h27, et je me dis que si ça se trouve je vais taper un meilleur chrono qu'au marathon, ahah .

J'envoie un petit SMS à mon père pour lui dire que j'arrive dans 40 minutes maxi.

Sauf que ... c'était sans compter sur la série de côtes interminables jusqu'au 37 -38 ème km.



Au final je mets presque 52 minutes pour boucler les 6 derniers km.
Je finis les 2 derniers km avec une nana qui me booste, on se motive ensemble et on se challenge pour un sprint final pour le dernier km avec un pic à 4:50/km pendant les derniers 500m.
Je suis au bout de ma vie sur les derniers 100 m et la fille avec qui je cours qui me devance de 10 m ralentit pour qu'on passe la ligne ensemble.

Je n'en reviens pas, de cette course, de ma forme, de la gentillesse des gens:  tellement différent des grosses courses parisiennes.
Photo Romual Payraudeau (bénévole sur la course) (merci)
À l'arrivée, pas de médaille mais un gobelet en plastique souvenir du trail de l'Orangerie 2017 pour se servir un verre d'eau, de jus, ou une bière pression.
On me tend un sandwich et des bretzels, je suis aux anges.

Mes parents sont surexcités: "Attends on va demander ton classement, tu dois être bien on n'a pas vu beaucoup de nanas ! " Ahah ils me trainent jusqu'à l'organisateur.

Je finis en 4h25 au chrono officiel, 4h15 à ma montre que j'avais mis en pause lors des ravitaillements et pause pipi.
Je suis 106 ème au scratch et 1 ère dans les senior femme (mais bon il n'y avait pas beaucoup de nanas) 30 ème sénior au classement mixte.







Au final

Conquise par l'ambiance de cette course en petit comité, le parcours plutôt accessible pour un premier trail car le dénivelé n'étais pas trop méchant.
Contente d'avoir osé prendre ce dossard malgré les doutes ;)


Tenue: WaaUltra 
Chaussures: Skechers GoTrail 


You May Also Like

0 commentaires

CR Week End Running Belambra x FFA à Hyères

Hello, Aujourd'hui je vous propose un article compte rendu de mon week end running au club Belambra de Hyères du 21 au 23 octob...